
Préparer son appareil au bois
Votre poêle à bois est-il prêt à chauffer comme il le devrait?
À l’occasion de la Semaine de la prévention des incendies
Par Alyssa Jerome
| 9 octobre 2026
Le dernier entretien de votre poêle et de votre cheminée remonte à quand? Un foyer ou un poêle à bois mal entretenu peut chauffer moins efficacement et une cheminée encrassée peut nuire à l’évacuation de la fumée et des gaz, en plus de favoriser l’accumulation de créosote, une substance inflammable.
À l’occasion de la Semaine de la prévention des incendies, nos experts vous aident à faire le point sur votre chauffage au bois. Découvrez ce qu’il faut vérifier avant les premiers feux pour que votre poêle soit prêt à vous offrir toute sa chaleur et le confort qui fait vraiment du bien pendant l’hiver.
1. Commencez par lire votre manuel

Ce n’est pas parce que vous maîtrisez le poêle à bois du chalet que vous maîtrisez tous les appareils. Chaque poêle a ses particularités. Son manuel vous indique quel combustible utiliser, comment démarrer le feu, comment régler l’apport d’air et comment utiliser l’appareil pour obtenir le meilleur rendement possible.
Et oui, même si votre manuel papier a disparu depuis longtemps, il y a de bonnes chances qu’il soit encore disponible en ligne. Repérez la marque, le modèle et le numéro de série de votre appareil, puis consultez le site du fabricant ou communiquez avec un détaillant spécialisé.
Quelques minutes de lecture peuvent réellement changer votre façon d’utiliser votre poêle.
2. Faites ensuite votre petit tour d’inspection

Maintenant que vous savez ce que recommande le fabricant, prenez quelques minutes pour regarder votre installation de plus près et observez son état, notamment:
- Les briques réfractaires
- Le joint de la porte
- De la rouille ou de la corrosion sur la cheminée
- Ou toute chose qui semble avoir bougé, fissuré ou changé depuis l’hiver dernier
Si vous remarquez une pièce endommagée, de la fumée qui revient dans la pièce ou un changement dans le fonctionnement de l’appareil, mieux vaut le faire vérifier avant de recommencer à chauffer.
3. Libérez l’espace autour du poêle

Profitez-en pour faire un petit ménage autour de votre installation.
Au fil des mois, un panier de bois s’est peut-être rapproché. Un fauteuil a changé de place. Des rideaux, des décorations ou quelques objets se sont tranquillement installés autour du poêle.
Les distances de dégagement ne sont toutefois pas les mêmes pour tous les appareils. Retournez à votre manuel et vérifiez les distances à respecter pour votre modèle et votre installation.
Jetez aussi un coup d’œil aux composantes de protection comme le protecteur de plancher, l’écran thermique ou le pare-étincelles.
Le but est simple. Avant que le poêle redevienne le centre de la maison, on lui redonne l’espace dont il a besoin.
4. Préparez ce qu’il faut pour faire de VRAI BONS FEUX

Pour l’allumage, utilisez toujours du bois sec et de qualité ainsi qu’un produit conçu pour démarrer le feu. Évitez les déchets, les matériaux non recommandés par le fabricant et les accélérants comme l’essence.
Pendant la combustion, suivez les recommandations de votre appareil pour l’ajout des bûches et le réglage de l’entrée d’air.
Finalement, une fois le feu terminé, attendez que l’appareil soit complètement refroidi avant de nettoyer la vitre ou de retirer les cendres.
5. Faites entrer les pros dans la routine

Le gouvernement du Québec recommande de faire inspecter son système chaque année par un professionnel membre de l’Association des professionnels du chauffage, idéalement avant le début de la saison de chauffage. Il recommande également de faire ramoner la cheminée au moins une fois par année et même plus au besoin selon la quantité et la qualité du bois brûlé.
Le ramonage permet notamment de retirer la suie et la créosote accumulées sur les parois et de favoriser une bonne évacuation de la fumée et des gaz.
Si vous n’avez pas encore pris rendez-vous, c’est donc le bon moment de le faire.
6. Faites votre dernier check sécurité

En matière de chauffage au bois, deux règles de sécurité sont primordiales.
La première, et non la moindre, concerne vos avertisseurs de fumée et de monoxyde de carbone. Vérifiez leur bon fonctionnement, remplacez les piles au besoin et assurez-vous qu’ils ne sont pas arrivés en fin de vie. Comme le rappelle le gouvernement du Québec dans sa campagne de prévention des incendies, « Le premier responsable, c’est toi! » Un petit geste qui peut faire toute la différence.
La deuxième, c’est la gestion des cendres. Parce qu’on doit s’en occuper régulièrement pendant la saison, mieux vaut s’équiper correctement dès le départ.
Les cendres doivent être retirées avec une pelle métallique, jamais avec un aspirateur domestique, puis déposées dans un contenant métallique muni d’un couvercle. Celui-ci doit être conservé à l’extérieur, sur une surface non combustible, à au moins un mètre de tout objet.
Le gouvernement du Québec recommande d’attendre au moins sept jours avant de transférer les cendres dans un autre contenant, après avoir vérifié qu’elles sont complètement refroidies.
Rappelez-vous qu’une braise peut rester chaude beaucoup plus longtemps qu’elle en a l’air!
7. Et avant de dire que tout est prêt, vérifiez les règles chez vous

La dernière étape qui peut facilement être oubliée, c’est de se renseigner sur les règles entourant le chauffage au bois. Puique qu’elles peuvent varier d’une municipalité à l’autre, vérifiez les exigences qui s’appliquent précisément à votre adresse, particulièrement si vous remplacez ou ajoutez un appareil.
À Québec, par exemple, depuis le 1er septembre 2026, seuls les appareils de chauffage au bois certifiés EPA ou CSA B415.1 peuvent être utilisés, sous réserve des exceptions prévues par la Ville.
À Montréal, les appareils à combustible solide doivent notamment respecter les exigences de certification de la Ville et leur utilisation est interdite pendant un épisode de smog, même lorsqu’ils sont certifiés.
Profitez-en également pour faire le point avec votre assureur. Si vous avez ajouté, remplacé ou modifié votre installation, informez-le et vérifiez les conditions qui s’appliquent à votre couverture.
Gardez finalement votre manuel, vos documents d’installation ainsi que vos preuves d’inspection et d’entretien au même endroit.
Et voilà, votre routine annuelle est faite!
Ressortir le manuel. Faire le tour de l’installation. Dégager l’espace. Préparer son bois. Faire inspecter et ramoner. Vérifier ses avertisseurs et ses obligations.
Ce n’est pas une énorme préparation. C’est simplement une petite routine à reprendre chaque année pour retrouver ce qu’on aime vraiment de la vie de feu.
Un appareil qu’on comprend bien, une installation prête pour la saison, du bon bois et, enfin, un vrai bon feu qui chauffe comme il se doit.
Pour faire le point sur votre installation avant l’hiver, parlez-en à un détaillant spécialisé en chauffage au bois.














































